FILE PHOTO: Russian tycoon and President of RUSAL Deripaska gestures during the Regions in Transformation: Eurasia

Commentary for Le Figaro

Le geste de bonne volonté américain signifie-t-il que Washington croit en la bonne volonté d’Oleg Deripaska? Rien n’est moins sûr. D’abord, la Russie n’est pas la seule à bénéficier de la mansuétude américaine du 1er mai. Washington a parallèlement décalé d’un mois l’introduction de taxes d’importation sur l’aluminium et l’acier pour d’autres pays: le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Le répit accordé révèle que dans le cas de Rusal, une logique de nature protectionniste est également à l’œuvre, analyste Tatiana Stanovaya, directrice du groupe d’experts R. Politik, qui souligne aussi que les mesures américaines prises à l’encontre de Deripaska contrastaient par rapport à la logique générale des sanctions. «S’ajoutant à la ligne principale d’endiguement de la Russie, une priorité intérieure a émergé: protéger le marché américain de l’aluminium», indique Tatiana Stanovaya.

Sur la facette «endiguement» des sanctions, «les États-Unis considèrent probablement qu’une réduction de la participation de Deripaska sous la barre des 50 % est un processus complexe et long. Et même si cela se réalise, il ne sera pas facile de trouver un remplaçant qui ne soit pas associé au régime Poutine» et qui disposerait des ressources financières pour racheter des parts du capital à Oleg Deripaska.

«Les États-Unis ont forcé la Russie à “neutraliser” politiquement Rusal. Or, cette tâche s’avère complexe pour le Kremlin, non seulement d’un point de vue économique, mais aussi d’un point de vue politique», conclut l’experte.

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