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« 3 QUESTIONS À » Tatiana Stanovaya

1) Au terme de nombreuses manifestations fin juillet et début août, Sergueï Tchemezov, patron de Rostec et ami de 30 ans de Vladimir Poutine, a fait des déclarations remarquées, soulignant notamment le besoin d’une opposition et mettant en garde contre une nouvelle stagnation. Assiste-t-on aux premières failles du système ?

Le mécontentement au sein de l’élite quant à la direction empruntée par le pays, latent ou exprimé ouvertement, existe depuis plusieurs années. Cela concerne à la fois l’ampleur de la confrontation avec l’Occident et les défis internes liés principalement à la qualité de la gouvernance. Cependant, récemment, et en particulier dans le cadre de la crise à Moscou, une autre ligne de fracture plus nette a vu le jour : sur la marge de manœuvre accordée aux forces de l’ordre, ou plus généralement aux porteurs de l’idéologie “sécuritaire” (aux siloviki), qui, ces dernières années ont pris une position dominante dans le système de prise de décision.

Il est important de comprendre que Vladimir Poutine voit de nombreuses questions internes de développement à travers le prisme de la sécurité nationale et des relations avec l’étranger, d’où une confiance plus prononcée dans l’approche et la vision du monde des structures de forces. A mon avis, la déclaration de Sergueï Tchemezov est, avant tout, la manifestation d’une opposition de plus en plus prononcée d’une partie de l’élite poutinienne privilégiée à la domination des approches des siloviki pour résoudre les problèmes internes du pays.

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