le-monde-logotype

« Alexeï Navalny est devenu l’ennemi personnel des services de sécurité russes »

Alors que Vladimir Poutine a délégué au FSB la gestion d’opposants comme Navalny, le pouvoir est paralysé face au mécontentement d’une part croissante de la population, décrypte dans un entretien au « Monde » la politologue Tatiana Stanovaya.

Propos recueillis par Benoît Vitkine (Moscou, correspondant)

Publié le 19 février 2021 à 13h49 – Mis à jour le 20 février 2021 à 16h43

Née en 1978, diplômée de l’université d’Etat de Moscou, Tatiana Stanovaya a travaillé pour diverses entreprises russes avant de se concentrer sur son travail académique. En 2018, elle a fondé son propre centre de recherches, R. Politik, un think tank indépendant spécialisé dans l’observation des élites russes. Elle collabore aussi avec le centre Carnegie de Moscou.

Après la condamnation d’Alexeï Navalny à de la prison ferme, le 2 février, le Kremlin en a-t-il fini avec le « problème Navalny » ?

Ce qui se passe en Russie (le mouvement de contestation, sa répression…) n’est pas seulement lié au « facteur Navalny ». Pour beaucoup de Russes ordinaires, Alexeï Navalny reste une figure controversée – 56 % désapprouvent son action, et cette attitude a peu évolué depuis son empoisonnement [en août 2020] et son emprisonnement. Les raisons pour lesquelles le soutien à Vladimir Poutine s’érode sont plus larges : six années consécutives de baisse des revenus, la détérioration des conditions sociales, mais aussi, à partir de 2016, la fin de l’euphorie liée à l’annexion de la Crimée [en 2014].

READ MORE

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Leave a Reply

Cookies & Privacy

By continuing to browse, you are agreeing to our use of cookies as explained in our Conditions générales.

Sign up for our emails!

Receive updates and news from R.Politik

Your email is safe with us, we don’t spam.