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Coronavirus, l’adversaire qui désarme Vladimir Poutine

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Ce 22 avril 2020 devait être jour de vote populaire en Russie. Les citoyens allaient être consultés sur des amendements à la Constitution, votés par la Douma en début d’année, qui devaient, entre autres, permettre à Vladimir Poutine de briguer un cinquième voire un sixième mandat. Mais l’épidémie de coronavirus est venue perturber ses projets. « Il n’avait pas d’autre choix que de reporter la consultation », constate la politologue russe Tatiana Stanovaya, qui dirige le cabinet d’expertise R.Politik. « Organiser un référendum alors qu’il y avait un risque de regain des infections après le vote, ça n’était pas possible. Vladimir Poutine voulait obtenir une belle image, mais le coronavirus gâche tout. Il était donc plus simple de reporter cette consultation et d’attendre des conditions plus favorables. »

« Vladimir Poutine estime que les régions sont différentes les unes des autres, et il a raison : il est logique que les décisions prises tiennent compte des spécificités régionales », note de son côté Tatiana Stanovaya. « Sa tâche est de veiller simplement à ce que toutes les décisions soient prises au bon moment et de faire pression si besoin. Mais on ne peut pas dire qu’il a délégué les pouvoirs aux régions. Il a délégué la responsabilité… sans les pouvoirs. »

La politologue constate que Vladimir Poutine « prend ses distances avec cette crise du coronavirus. Elle ne l’intéresse pas d’un point de vue politique, comme peuvent l’intéresser la politique étrangère, les décisions stratégiques ou la réforme constitutionnelle ».

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