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Au Kazakhstan, le précédent de Nazarbaïev inspirera-t-il Poutine?

Par Pierre Avril

ANALYSE – La démission surprise du président kazakh, à un an des élections, pourrait donner à réfléchir au président russe, dont la politique est de plus en plus contestée dans son pays.

En Russie, l’élite politique ne pense qu’à ça mais n’en dit pas un mot. Au Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev a brisé le tabou. En renonçant formellement au poste de président un an avant les élections, cet autocrate, ancien apparatchik soviétique de 78 ans, organise sa succession et envoie un signal au-delà des seules frontières d’Asie centrale, et ceci jusqu’au Kremlin, où un certain Vladimir Poutine achèvera lui aussi – en 2024 – son mandat de vingt-quatre ans, inférieur de seulement quatre ans à celui de son homologue des steppes. Nazarbaïev a beau avoir prévenu Poutine de son initiative, il prend les devants et crée un précédent dans la traditionnelle sphère d’influence de Moscou.

« Poutine cet autocrate, ancien apparatchik du régime unique, et à rendre ne se voit pas en père de la nation mais plutôt comme un chef de corporation. Ce qu’il suivra surtout dans la transition au Kazakhstan, c’est la réaction des forces de sécurité, du parti dominant (dont Nazarbaïev garde la présidence, NDLR) et celle des oligarques », prévoit Tatiana Stanovaïa, analyste au Centre Carnegie.March 20, éà&ç

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