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Pour Alexeï Navalny, la mort à petit feu

Depuis son arrivée en prison, la santé de l’opposant à Poutine ne cesse de se détériorer, suite à son empoisonnement et une grève de la faim. Ses proches, qui craignent pour sa vie, exigent une consultation médicale digne de ce nom et appellent à manifester.
par Veronika Dorman, publié le 18 avril 2021 à 19h58

«Le Kremlin ne va pas le laisser mourir, ce serait contreproductif, analyse la politologue Tatiana Stanovaya qui dirige la revue R.Politik. En revanche, Poutine ne va pas non plus lui accorder un traitement de faveur. Pour Poutine, le dossier est clos. Navalny est en prison, il purge sa peine, et le reste est entre les mains de Dieu.»L’ambassadeur russe à Londres, Andreï Kéline, confirme, à l’antenne de la BBC : «On ne le laissera pas mourir en prison, mais je peux dire que M. Navalny se comporte comme un hooligan, en essayant de violer chaque règle qui a été établie.» L’opposant incarcéré sera nourri de force et maintenu en vie, dans des conditions particulièrement dures, certes – au vu et au su du monde – pour faire passer l’envie à quiconque voudrait trop le soutenir et marcher dans ses pas. Et un jour, «dans quelques années, car ils ne le laisseront pas sortir de sitôt, trouvant le moyen de rallonger sa peine, Navalny deviendra peut-être une monnaie d’échange avec l’Occident, quand les relations le permettront», anticipe l’experte, en soulignant qu’il est encore trop tôt pour parler d’un tel scénario.
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