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Les ressorts de Vladimir Poutine face aux crises dans l’espace post-soviétique

Les crises en Biélorussie, au Haut-Karabakh et au Kirghizstan ont surpris Moscou et menacent la prépondérance russe dans la région. Vladimir Poutine se retrouve aujourd’hui relativement démuni.

François d’Alançon,

Pour Poutine, la Russie a perdu la Géorgie et l’Ukraine et il n’est pas question d’accepter à Minsk le même scénario qu’à Kiev. Le rapprochement avec l’Union européenne et l’Otan reste une ligne rouge. « Le paradigme de la politique extérieure de Poutine n’a pas changé et c’est pour lui très émotionnel : empêcher l’Occident d’interférer dans la sphère des intérêts de la Russie », affirme Tatiana Stanovaya, chercheuse non-résidente au Carnegie Moscow Center.

C’est pourquoi, la crise en Biélorussie est, à ses yeux, « la plus importante pour Moscou ». « Poutine considère que la Biélorussie fait partie de la ’Grande Russie’ et fait pression sur Loukachenko pour accepter l’intégration avec une monnaie et une banque centrale commune », rappelle-t-elle. Au Haut-Karabakh et au Kirghizstan, en revanche, les intérêts géopolitiques de la Russie sont moins directement menacés. « La Russie et la Turquie ont des intérêts différents », ajoute Tatiana Stanovaya, « mais cela ne les empêche pas de trouver des compromis, même dans des situations très chaudes comme au Haut-Karabakh, en Syrie et en Libye ».

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